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Waiting for you

Un clip de Benjamin Sebbagh et de Yohanan Bernacchi

2 613  EUR

collectés sur un objectif de 2 500 €

  • 104%financé
  • PROJET FINANCÉ LE 18 MARS 2020
  • 50contributeurs

    Waiting for you est un projet de clip en stop-motion, réalisé par Yohanan Bernacchi et Benjamin Sebbagh , en collaboration avec le musicien Manchild à l'occasion de la sortie de son premier EP (https://www.youtube.com/watch?v=qIlN2fXUG7w).

    Débuté en Février 2019, la construction puis le début de la réalisation du clip ont connu une interruption lié à l'expulsion du lieu de tournage, le DSXL situé à Pantin. Aujourd'hui, après le déménagement du décor, puis la réalisation d'un autre clip (en deux dimensions cette fois-ci : https://www.youtube.com/watch?v=xYBitaD7xEY), nous reprenons enfin le tournage du stop-motion !

    Pitch

    Un mime, habitué à se produire tous les soirs, est de plus en plus sujet à la mélancolie. 

    Pour y faire face, celui-ci s'enfuit dans des paradis artificiels, seul moyen pour lui de s'échapper de sa caravane et de son quotidien. Il rencontre finalement une créature lunaire grâce à laquelle il va enfin sortir de sa torpeur, et reprendre goût à la vie.

     

     

    Note d'intention

     

    La ligne directrice de l'histoire a été trouvée en collaboration avec Manchild. Le rythme musical du morceau à clipper nous a tout de suite dirigé vers l'univers du cirque, et plus particulièrement vers celui du mime, notamment par sa lenteur.

    Pour ne pas plonger dans l'inconnu (même si étaient déjà présentes quelques références, comme Freaks de Tod Browning), nous nous sommes brièvement documenté sur des mimes célèbres tel que le mime Marceau et son personnage Bip.

     

    Ensuite nous avons commencé le travail de construction, qui passait par l'apprivoisement des différents matières que nous utilisions pour la première fois. Cette étape fut la plus déterminante du projet, nous permettant de mettre nos idées à plat. Les deux décors principaux (une lande déserte et l'intérieur d'une roulotte) ont ainsi été envisagés d'une manière plutôt réaliste. En nous inspirant du travail de maquettistes, nous avons essayé de reproduire les matières de la manière la plus fidèle possible, cela nourrissant sans arrêt nos idées de ce que devaient être les endroits où les personnages évolueraient.

     

     

    La lande est ainsi devenu un patchworck composé de matières végétales ramassées en forêt mais aussi d'herbe synthétique, de plâtre, de sable, tandis que l'intérieur de la roulotte a été l'occasion de nous transformer en véritable décorateur de maison de poupées, via la reproduction de mobiliers, la création de papier peint, etc...

     

     

    Le véritable travail a été ensuite de creuser dans le détail les éléments principaux du clip, tels que la roulotte ou les personnages. Encore une fois, cette envie de coller à la réalité nous a poussé à faire en sorte que rien de ce qui arriverait dans le cadre final n'ait l'air artificiel. Cela allant du travail de patine sur le faux-bois de la roulotte, au détail des vêtements des deux personnages, ou encore en passant par les éléments de l'intérieur censés nous évoquer l'intimité bordélique du personnage principal.

     

     

    Le début du tournage a nous a permis de voir enfin notre décor en action, de l'imaginer vivant, et d'envisager la post-production qui l'achèverait. Nous avons aussi beaucoup appris sur la manière de faire bouger un personnage, afin que lui aussi devienne vivant.

     

     

     

    Plus récemment, nous avons commencé à préparer l'animation 2D, qui correspond à une minute dans la chanson (après la première partie dans la roulotte, voir l'animatique). Là encore, nous nous interrogeons sur la manière de créer cette animation, en envisageant peut-être de créer des décors via un banc d'animation que nous avons récemment construit pour faire des mouvements caméra. 

     

     

    Aujourd'hui, après toutes les péripéties qui ont entrecoupées le stop-motion (changement de lieu de tournage, décor qui se casse pendant le déménagement, etc...), nous n'avons qu'une envie : le finir pour qu'enfin il puisse apparaître tel que nous l'avons imaginé. Cette petite forme, à laquelle nous consacrons notre attention depuis bientôt un an, ne saurait vivre sans l'aide que nous sollicitons de votre part.

    Nous ne saurons assez remercier ceux qui, d'aventure, en passant par là, nous aideraient dans cette entreprise, et ceux qui nous aident déjà, tel que le Laboratoire Écologique Ødéchet, qui accueille notre tournage depuis quelques mois (allez voir par là : https://www.facebook.com/Laboratoire-%C3%A9cologique-%C3%98d%C3%A9chet-739909726382642/). 

    A quoi va servir le financement ?

    Le financement serait pour nous l'occasion de :

      - de récompenser les petites mains qui nous ont aidé durant les étapes précédentes (constructions des décors, mais aussi animation et post-production), et qui pourraient à nouveau nous aider pour la phase de tournage : notamment Laure, Léna, BrunoJosephMathilde, sans l'aide desquels nous n'aurions pas pu avancer autant,

      -  d'acheter les quelques fournitures qui nous manquent encore (tel qu'un fond vert de qualité, un appareil photo ou des lampes) ;

      -  enfin et surtout d'envisager la suite, et de commencer à nous constituer en studio afin de mettre sur pied de nouveaux projets, notamment l'adaptation de la nouvelle de Borges La Bibliothèque de Babel en stop-motion.

    A propos du porteur de projet

    AUTEURS

     

    Manchild est un musicien parisien d'Indie pop, qui pratique la mélancolie comme prétexte à la mélodie et aux envolées harmoniques planantes. L'homme-enfant comme pseudo car comme l'indique le point d'interrogation qu'il arbore sur scène, il sait qu'il ne sait rien, que le doute et le mystère sont préférables aux certitudes du monde des grands.

    Multi-instumentiste à la voix de velours, il découvre la musique avant même la naissance. Fils de pianiste, il découvre très tôt le conservatoire, qu'il exècre, avant de retourner vers les instruments comme un boulimique. Notamment la guitare. Il idolâtre Prince et Bowie, mais c'est d'abord Radiohead qui lui donne qui lui donne envie d'exprimer sa passion pour "sonore", les textures. Puis il dévore tout le trip hop, et raffole aujourd"hui de Patrick WatsonFink ou Aaron. 

    En 2015, il enregistre deux titres au Studios De la Seine avec son ami ingénieur du son Seb Gohier qui lui présente le batteur Philippe Entressangle, et le bassiste Marcello Giuliani. Avec la compliicité du pianiste Nicolas Arnaullt, il façonne ce qui sera sa touche: une musique envoûtante en appelant aux tripes de ses auditeurs...Pendant deux ans, il peaufine ses prestations sur les scènes parisiennes comme La Maroquinerie, Le Réservoir, Le New Morning, La Boule Noire, etc...

    En 2018, il fait appel à Sam Navel pour enregistrer son premier EP aux studios Midi Live, accompagné de nouveau par Entressangle, Giuliani et Arnault.

    En novembre 2019 sort son premier clip Bad Times Paradise, représentant le monde dystopique et manichéen, dérive possible de notre monde oublieux. Puis l'EP éponyme, 4 titres tout aussi intenses et envoûtants. 

     

    Benjamin Sebbagh est un jeune vidéaste parisien.  

    Attiré dès son plus jeune âge par le dessin, et notamment la bande-dessinée, il croit arriver au bon endroit quand il commence à étudier à l'École Européenne Supérieure de l'Image à Angoulême, après des débuts d'études mitigés en cinéma d'animation et en prépa littéraire. Que nenni ! Au bout de trois ans et d'un DNAP, il ressort de cette école avec de toutes autres envies, et un bagage lié à la prise de vues réelles, acquis grace à la pratique de la photographie argentique.

    Il découvre le cinéma d'auteurs pas à pas, guidé pas l'assistant de l'atelier vidéo de l'école, Vincent Lozachmeur. Ces références grapillées, qu'il intègre petit à petit à sa réflexion visuelle deviennent pour lui des piliers qu'il essaie d'atteindre en filmant, photographiant, dessinant pour décider désormais plus activement ce qui deviendrait le cadre. Son film de fin d'études, un moyen-métrage au sujet de la colocation, lui permet pour une première fois de mettre en oeuvre ses envies filmiques. 

    Après avoir participé à de nombreux stages au sein de l'association Bandits-Mages à Bourges, et réalisé quelques captations à droite à gauche, il participe à quelques tournages en tant qu'assistant-décorateur.

    Contacté par Manchild, il entrevoit alors le stop-motion comme le moyen de retrouver un vieil ami, et d'expérimenter à petite échelle (et de manière un peu démiurgique, il faut le dire) tous les aspects de la mise en scène et de la prise de vues. Tout cela lui permettant de continuer à apprendre de nouvelles techniques.

    Actuellement, il donne des cours de cinéma à des enfants en classe primaire dans le cadre des TAP, et essaie de leur transmettre son envie, et réfléchit à de nouvelles histoires à capter. 

    Liens :

    Orphéehttps://www.youtube.com/watch?v=CDNUsGwYN44&t=112s

    À la recherche de Boris Lehmanhttps://www.youtube.com/watch?v=cTBjbXKBVrI&t=656s


    Yohanan Bernacchi est né en 1993 en pleine contrée du 92. Dès le début, il aime l'art, et plus particulièrement la peinture et le dessin qui le fascine beaucoup. Il se passione pour la lecture plus tardivement, et l'écriture se liera fortement à sa conception de la création dans un second temps.

    Après un bac littéraire qui lui aura montré un axe de réflexion assez flou sur son acenir sans le satisfaire vraiment, en cause l'éducation déplorable dont font preuve nos institutions scolaires, il décide de faire archéologue, puis architecte, mais se décide finalement pour le cinéma d'animation, car Yohanan aime le dessin. Il tombe dans une école nommée 3IS située à Élancour (78) où il ne fera pas long feu (2 ans), puis retourne sa veste et choisit LISAA à Montparnasse qui certes est plus demandeuse en finances mais qui lui permettra néanmoins d'acquérir méthode et sens critique. 

    Trois ans passent dans une quasi-insouciance entrecoupée de coups de pression pour finir les fameux courts-métrages étudiants. Il participe activement à la réalisation du court-métrage Rem, puis à son film de fin d'études, Hang On. Vient le temps de se dégoter un stage pour valider son diplôme, il se retrouve à faire partie d'une équipe qui au sein du studio Supamonks à Arcueil, réalisera en "suparésidence" le film Laundromat.

    Las de la vie parisienne, il part à la fin de ce projet pour la froide mais chaleureuse ville de Lille, il est engagé en tant que Layout Artist dans le studio Redfrog, dont la réputation n'est plus à faire. Au bout d'un an, il finit son contrat et laisse tout tomber, il prend un avion au Liban sans billet de retour afin de retrouver la femme de sa vie (enfin c'est ce qu'il pensait à ce moment). Une belle désillusion qui lui vaudra un retour en France, et c'est là qu'il retrouve un vieil ami de LISAA, qui l'invite à co-réaliser à ses côtés un clip en stop-motion.

    C'est là le début de l'histoire qui vous attend sur vos écrans d'ordinateur. 

    En parallèle, Yohanan monte pour son propre compte, doucement mais sûrement, une préproduction pour un moyen-métrage d'animation en 2D.

    Laundromat https://vimeo.com/314968558

    Rem : https://www.youtube.com/watch?v=fvEjIDsgbZU

    Hang On : https://www.youtube.com/watch?v=CohbO_QbY-8&t=1s